Que faire en cas de besoin de santé non médical urgent en plein confinement ?

Si vos patients évoquent un « pépin de santé » hors champ médical (problème orthophonique, podologique, dentaire ou d’analyse médicale), suggérez-leur d’appeler leur professionnel de santé habituel, et surtout pas le 15, car…

Malgré l’épidémie, la vie continue et la santé des patients bretons ne se limite pas à la prise en charge du coronavirus.

Si certaines professions s’organisent en première ligne, ceux qui se trouvent en deuxième ligne se mobilisent dans l’ombre pour assurer la continuité des prises en charge urgentes en respectant au maximum les mesures de confinement.

Les présidents des URPS des professions concernées précisent…

LES BIOLOGISTES :

« Les laboratoires constatent une baisse de leur activité du fait du confinement mais sont toujours ouverts au public avec souvent des horaires réduits. La pénurie de masques reste un problème même si nous avons été rajoutés sur la liste des professions prioritaires, nous  n’avons droit qu’à  dix huit masques par semaine dont six FFP2 pour nous et environ dix collaborateurs. Nous diminuons donc le nombre de personnes en contact avec les patients.

En collaboration avec les ARS au niveau des populations ciblées, nous participons à la détection du SARS-CoV-2 dans la mesure de nos moyens. En effet, il y a rupture de stock totale pour les écouvillons , pénurie de réactifs pour la technique de détection PCR et pour les équipements de protection.

Nous espérons une amélioration rapide dans la disponibilité du matériel manquant pour faire face à une augmentation éventuelle du nombre de contaminations. »

Par Dr Pierre LE TREUT, URPS Biologistes Bretagne, le 31/03/2020  

 

LES CHIRURGIENS DENTISTES :

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LES MASSEURS-KINESITHERAPEUTES :

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LES SAGES-FEMMES :

« Dans le contexte de crise sanitaire du Covid-19, les cabinets de sages-femmes libérales restent ouverts pour les consultations essentielles et prioritaires pour la santé des femmes et de leurs enfants nés ou à naître.

Les patientes peuvent contacter une sage-femme pour les motifs suivants :

– consultations de suivi de grossesse ;

– urgences gynécologiques ;

– consultations du nouveau-né dans les 28 premiers jours ;

– PRADO maternité (retour à domicile suite d’accouchement) ;

– surveillance de grossesse pathologique.

La sage-femme jugera de la nécessité de voir la patiente au cabinet (consultation de suivi de grossesse, urgences gynécologiques) ou à son domicile (surveillance de grossesse pathologique, retour à domicile post-accouchement) en fonction de la situation.

Si la consultation n’est pas urgente, elle pourra être programmée après le confinement.

Une téléconsultation peut également être proposée (préparation à l’accouchement, entretien prénatal précoce, bilan prénatal ou consultation ne nécessitant pas d’examen physique).

Les sages-femmes libérales doivent dépister les patientes suspectes ou symptomatiques Covid avant qu’elles ne viennent au cabinet ou qu’elles effectuent la visite à domicile, à l’aide d’un interrogatoire précis. Elles pourront ainsi proposer une prise en charge aux patientes Covid + en préparant la rencontre en amont (domicile, cabinet ou téléconsultation) ou les orienter vers le 15 si un signe de gravité est décelé.

L’URPS Sages-Femmes Bretagne travaille actuellement à l’élaboration d’un protocole de la collaboration entre les maternités et la ville pour la prise en charge des patientes pendant et après leur grossesse. »

Par les élues de l’URPS Sages-Femmes Bretagne, le 25/03/2020    

Plus d’infos :

 

LES ORTHOPHONISTES :

« La plupart des orthophonistes libéraux ont été amenés à fermer leur cabinet sauf pour les soins urgents. Malgré la crise, ils restent disponibles…

L’ampleur de la crise sanitaire et les restrictions de circulation pour assurer la protection de tous ont amené la plupart des orthophonistes libéraux à fermer leur cabinet sauf pour les soins urgents et si et seulement si une protection peut être assurée au cabinet ou à domicile. Malgré la crise, ils restent disponibles par téléphone (appel ou message sur leur répondeur) et/ou par mail.

En effet, à ce jour, la sécurité sanitaire des patients et des orthophonistes ne peut être assurée en raison d’un stock insuffisant de protections. Mais, dès que les conditions sanitaires (stock de masques, gants, surblouses disponibles) permettront d’équiper tous les professionnels soignants au contact des patients atteints du COVID-19, et aussi vite que possible, les orthophonistes demandent à ce qu’il leur soit donné la possibilité d’exercer auprès des patients atteints de certaines pathologies dites “sévères” et/ou “urgentes” et qui ne pourront plus attendre un report de soins (des patients avec des traumatismes crâniens, des patients aphasiques, des patients avec des chirurgies invalidantes au niveau de la sphère oro-bucco-faciales, des patients atteints de paralysies faciales ou avec des maladies neuro-dégénératives, présentant des dysphagies sévères…). Il n’est déjà pas normal que ces patients n’aient pas eu droit à leurs soins urgents. Ces patients ne doivent plus attendre le report de leurs soins pendant plusieurs semaines, notamment en sortie d’hospitalisation.

Une bonne nouvelle, en ce qui concerne les patients déjà suivis et afin de favoriser la continuité des soins, l’orthophonie à distance est possible depuis le jeudi 26 mars. C’est une mesure exceptionnelle, temporaire, et non obligatoire. C’est à l’orthophoniste de définir l’opportunité du recours au télésoin, selon l’état de santé du patient et si sa situation est compatible avec ce mode de consultation, dans la limite des actes de soins définis par le décret. Le patient doit également donner son accord. Un système d’accès au télésoin gratuit, protégeant les données de santé et à but non commercial a été mis à disposition de tous les orthophonistes, en partenariat avec la société Idelyo (Inzee.care). Il permet la mise en relation sécurisée avec le patient à partir d’une connexion internet.

En attendant la possibilité d’exercer leurs soins, les orthophonistes sont solidaires de leurs collègues professionnels de santé au contact direct des personnes atteintes du virus qui doivent, en priorité, être protégés efficacement. »

Par Noémie FAURE, présidente de l’URPS orthophoniste de Bretagne, le 31/03/2020

 

LES PEDICURES-PODOLOGUES :

A la demande de l’Ordre Nationale des Pédicures-Podologues les cabinets ont fermé leurs portes, dès le début du confinement.

Par solidarité les professionnels ont cédé leurs masques, gants et gels hydroalcoolique aux médecins et infirmiers
Les SUP (Structures d’urgences Podologiques) se sont organisés en Bretagne. Pour plus d’informations sur la démarche, cliquez ici.

De toute façon vous pouvez contacter votre professionnel qui pourra vous orienter et/ou vous conseiller. »

Par M. Fabien STAGLIANO, Président URPS Podologues Bretagne, le 27/04/2020

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